On vous parle aujourd'hui d'un illustre compagnon dont le nom n'a pas vu vous échapper, l'imam et glorieux Ibn Abbas en particulier. Cet emblématique compagnon est devenu le plus grand spécialiste du tasfir. C'est un honneur de vous parler de lui, sa vie, et son précieux rôle dans ces quelques lignes.
Qui était Ibn Abbas ?
Ibn Abbas, de son nom complet Abou l-‘Abbas ‘Abdou lLah fils de Al-‘Abbas fils de ‘Abdou l-Mouttalib Chayba fils de Hachim fils de ‘Abdou Manaf, Al-Qouraychi, Al Hachimi, Al Makki, était le cousin paternel du Messager d’Allah.
Bien plus jeune que le prophète, il est né trois ans avant l’Hégire. Ainsi lorsque le prophète est décédé, il avait à peine atteint l'âge de ces 13 ans. Mais Ibn Abbas est né pour être savant et malgré le peu de temps passer auprès du prophète, son parcours en science est vraiment plus qu'exemplaire.
Commençons par le décrire physiquement avant d'illustrer sa précieuse et vaste connaissance.
A quoi ressemblait-il ?
Homme de mérite tant dans son comportement que dans son apparence, Ibn Abbas était un imam glorieux, respectable, doté d'une très grande raison et qui plus est, très intelligent. On pourra d'ailleurs noter que Omar, qu'Allah l'agrée, lui-même, désignait Ibn Abbas de jeune homme valant bien des adultes. Notamment car il avait très vite constaté sa maturité, son immense science et son haut degré. Ibn Abbas, dans son apparence, était d'une grande beauté et d'un bel aspect, par la grâce d'Allah subhanu wa ta3la.
On le décrit comme un homme très beau, doté d'un beau visage blanc, et d'une sublime bouche d’une grande taille. Et cest toujours Omar, qu'Allah l'agrée qui a dit d'ailleurs en s'adressant à Ibn Abbas lui-même :
« Tu es certes le plus beau de nos jeunes hommes par le visage et le plus beau par la raison et celui d’entre eux qui a le plus de connaissances au sujet du Livre de Allah ‘azza wa jall". C'est ainsi que nous sommes forcément amenés à le présenter dans ces qualités d'homme de science, qu'il était.
Un homme d'une très grande science inévitablement
Il faut savoir que ce que l'on retient toujours lorsqu'il s'agit de Ibn Abbas, est qu'il a atteint un haut degré dans la science et dans la compréhension de la religion de vérité. Au point tel que le calife Omar, qu'Allah l'agrée, malgré le jeune âge de ibn Abbas, le consultait en toute humilité pour obtenir conseils sur différents sujets. En effet, on rapporte dans de nombreux haadiths son immense science notamment au sujet du Noble Qur'an.
En l'occurrence, on rapporte que Ibn ‘Abbas lui-même a dit : « Le Prophète a passé sa main sur ma tête et il a fait une invocation pour que j’ai la sagesse. ».
De même, dans un autre hadith rapporté par Al-Hakim, le Messager de Allah a fait une invocation lui : « Ô Allah, apprends lui l’interprétation du Qur'an". Et dans une autre version « Ô Allah apprends-lui la science des lois dans la religion et enseigne lui le ta-wil. »
Et c'est ainsi que Ibn Abbas, en plus de sa volonté personnelle, a atteint un haut degré de connaissances. D'ailleurs, comme la science, définitivement, le caractérisait, voyons pour terminer quels sujets en particulier, la connaissance de Ibn Abbas embrassait.
Ibn Abbas le point de ralliement de la connaissance
On retient d'Ibn 'Abbas qu'il avait une connaissance très large qui avait pour impact d'éclairer les cœurs. Notamment pour l’interprétation du Qur'an, dans les sciences de la jurisprudence et également dans les haadiths. Mais tout aussi dans l’histoire, la langue arabe et également la littérature.
A tel point qu'il était le point de destination de ceux qui étaient en recherche de connaissances. En effet, les gens venaient à lui jusqu'à la fin de sa vie, soit à l'âge de 71 ans pour être précis. Pour apprendre de lui les haadiths, l'explication du Qur'an ou encore la jurisprudence. D'ailleurs pour terminer, nous souhaitions vous partager ce hadith pour en témoigner.
Le hadith témoignant de son immense connaissance
Ibnou l-Jawzi dans Siffatou s-Safwah rapporte :
« J’ai vu les gens se rassemblés devant sa porte au point que la route ne les contenait plus. Personne ne pouvait venir ni partir. Alors je suis rentré pour le lui annoncer, qu’ils étaient devant sa porte. Il a dit :
« Prépare moi l’eau pour le woudou ». Il a fait le woudou. S’est assis et il a dit : « Sors et appelle celui qui veut demander au sujet du Qur'an et de son ta-wil. » Je suis sorti et je leur ai donné la permission. Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison.
Ils n’ont pas posé une seule question, sans qu’il leur ait répondu et qu’il leur ait appris plus que ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : « Vos frères maintenant. » Ils sont sortis pour laisser la place à d’autres.
Puis il m’a dit : « sors et appelle ceux qui veulent demander au sujet de ce qui est licite et de ce qui est interdit et la jurisprudence, et ce qui est de la sorte, qu’ils entrent. » Il a dit : « Je suis sorti et je leur ai donné la permission. » Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question, sans qu’il leur ait répondu et qu’il leur ai ajouté en plus de ce qu’ils avaient demandé.
Puis il leur a dit : « Vos frères après vous. » Ils sont sortis. Puis il m’a dit : « Sors et appelle ceux qui veulent demander sur la science de l’héritage et ce qui est de cet ordre.
Qu’ils entrent », « Je suis sorti et je leur ai donné la permission. » Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question sur un sujet. Sans qu’il leur ait répondu et qu’il leur ait appris plus que ce qu’ils avaient demandé.
Puis il leur a dit : « Vos frères maintenant. » Puis il m’a dit : « Sors et appelle, ceux qui ont des questions sur la langue arabe, sur la poésie et sur ce qui est étrange dans les paroles.
Qu’ils entrent ». Il a dit : « ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé la question sur une chose sans qu’il leur ait ajouté en plus de ce qu’ils avaient demandé. » Celui qui rapporte a dit : « Si tout Qouraych tirait leur fierté de cela, cela leur aurait été suffisant. Je n’ai pas vu cela accordé à quelqu’un d’autre que lui. ».